samedi 8 juin 2019

Rucher 8 juin (avant la transhumance)


Samedi matin, 9h30

Travail prévu: 
⇨Vérification et équilibrage des colonies
⇨Enruchage des ruchettes si elles manquent de l'espace 
⇨Préparatifs pour la transhumance qui aura lieu dans 15 jours => le samedi 22 juin
⇨Récolte de miel operculé dans les haussettes (s'il y en a assez)

Merci à Claire d'avoir apporté des palettes qui seront nécessaires pour la mise en place des ruches à Braux! Merci à Marianne d'avoir peint 2 corps de ruches, dont un a servi aujourd'hui pour enrucher une ruchette (distinguée par un joli dessin au pochoir d'abeille).

Résumé de la séance: Après une semaine de très beau temps (chaud & assez sec), les abeilles ont fait le plein de pollen & de miel. Pas d'essaimage! Comme la semaine dernière, nous avons interchangé des cadres pour alléger certaines ruches très populeuses et fortifier des ruches plus faibles, toujours en gardant le couvain avec ponte fraiche au milieu & en ajoutant des cadres bâtis (mais vidés de leurs abeilles) sur les côtés, et les cadres de pollen & miel sur les rives.     
  
Nous sommes très heureux de découvrir le marquage des ruches effectué pendant la semaine par Guillaume & Amélie ! Ce système de lettres (de A à Q+ chiffres) nous aidera à identifier et à différencier les ruches. Aussi on va pouvoir noter une historique plus précise des opérations. A cet effet, Amélie a écrit un bilan la semaine dernière avec ce système de marquage comme référence. (voir blog daté 1 juin).

Finalement, il n'y avait pas assez de miel operculé dans les haussettes  pour faire une récolte ce matin. Donc la récolte est reportée à la prochaine séance au rucher = le lundi 17 juin, avant la transhumance (le samedi 22 juin). 































vendredi 7 juin 2019

MAIA à l'Ecole Manon les Sources, La Gaude

Animation scolaire du lundi, 27 mai:  

Merci à Claire Hello pour cet excellent photo-reportage!

(Cliquer sur une photo pour l'agrandir)
MAIA est venue parler des abeilles 
à l'école maternelle de La Gaude village

Inquiétude et questionnements se lisent 
sur les visages attentifs
Le petit conte des cousins la fourmi et l’abeille 
qui se rencontrent sur une fleur 
(Coll."Je dessine en contant" )
 leur suggère l’acceptation de l’autre
 qui est différent 

"L’abeille va faire visiter sa maison 
à sa cousine la fourmi"  
Violette, Myriam, ainsi que les pieds de Philippe 
sont tout aussi attentifs que les petits spectateurs 
devant les explications de Monique et Alain 
sur la ruche-photo MAIA  

Tout le monde a curieusement l’air d’accord 
pour une dégustation de miel !!
La maitresse et Myriam sourient 
du plaisir pris par les petits gourmands  

MIAM §
Anaé montre sa vareuse protectrice indispensable 
pour aller sur le rucher de son papa Philippe  

Moment tant attendu :
 La ruche vitrée construite par Philippe 


C’est donc là qu’elles font leur miel ?



On peut presque toucher les abeilles 
Ca bourdonne dans la cour, ça bourdonne 
dans la petite ruche vitrée.
Il est temps de retourner dans nos vraies maisons 
et sortir pour butiner et, qui sait, 
retrouver notre petite cousine la fourmi, 
perchée sur une fleur !


Merci aux enfants pour votre attention. 
Le petit pot de miel offert à chacun par Philippe 
vous rappellera la visite de MAIA.

Le rucher au 1 juin, d'Amélie Scandolin




Préambule : 


Nous luttons depuis plusieurs semaines contre l’essaimage.
La météo ayant été très favorable en mars, nous avons assisté à l’apparition de nombreuses fleurs annonçant une saison riche pour les abeilles et leur donnant la sensation de pouvoir se multiplier à l’extérieur des ruches ce qui a fait naître l’envie d’essaimage. Cette volonté est toutefois moins présente chez les jeunes reines.
Les reines ont donc pondu beaucoup d’œufs. 

Puis nous avons dû faire face à 60 jours de froid et de pluie pendant lesquels l’élevage a été très important (60 jours X 25 000 œufs = 150 000 abeilles) sachant qu’une ruche contient en moyenne 40 000 abeilles. C’est pourquoi nous avons multiplié nos ruches en les divisant, ou en créant des essaims artificiels. Seulement lors d’une multiplication, on prélève environ 20 000 abeilles et cela n’est pas suffisant.

Qui dit essaimage dit changement de reine. Une jeune reine doit donc partir faire son vol de fécondation. D’où une deuxième difficulté rencontrée, toujours à cause d’une météo défavorable : l’échec de la fécondation des reines (30% de réussite cette année contre 90% habituellement). On dit que les abeilles ont la météo dans la tête 4 semaines avant mais avec les irrégularités de cette année, elles se sont certainement faites avoir. Le vent est un des facteurs de non retour des reines fécondées.
         

Objectif de la séance : (1 juin)  
Nous allons vérifier la présence de reines et d’œufs dans les ruches et réorganiser les ruches avec le couvain au centre et la nourriture à l’extérieur. Il faut également enrucher les ruchettes avant la transhumance.


⇨Si la reine est partie se faire féconder et n’est pas revenue, on pourra trouver la nourriture au centre de la ruche.
⇨ Une ruche qui n’a plus de reine est désorganisée : les abeilles courent sur les dessus des cadres et elles pleurent.
⇨ Une ruche bourdonneuse comprend 3 à 5 œufs par alvéole, on peut également observer plusieurs larves dans une cellule.
⇨ L’observation de la piste d’envol peut également nous donner des indices. L’entrée de pollen et la ventilation par les abeilles indiquent qu’elle fonctionne, l’occupation de toute la piste indique une ruche populeuse.
Par  contre une piste occupée à moitié indique un essaimage.

Cas d’une ruche bourdonneuse : 
Une colonie sans reine a 20 jours avant de devenir bourdonneuse, ce qui signifie qu’une ouvrière désespérée va pondre des œufs. Elle en pondra plusieurs par alvéoles. À ce moment-là il est trop tard.

 Il faut éliminer l’ouvrière qui pond car les autres abeilles croient que c’est la reine.




Les options : 
⇨Eloigner la ruche du rucher et vider les abeilles. En revenant au rucher, ses habitantes ne vont pas trouver leur ruche et se répartiront dans les autres ruches.
⇨La coupler à une jeune ruche avec une reine de l’année en la séparant par un journal ou un nourrisseur.

Attention, une bourdonneuse modifie la taille des alvéoles rendant les cadres inutilisables. On peut alors les utiliser pour faire du miel en les mettant dans un deuxième corps au lieu d’une haussette ; ou les utiliser pour faire fabriquer des faux-bourdons l’année suivante afin de faire féconder la reine par des faux-bourdons de qualité puisqu’on aura sélectionné une souche intéressante ; ou dans le cadre de la lutte contre le varroa, les mettre en rive de la ruche.


La séance du 1 juin: 
Nous avons décidé de nommer les ruches afin de plus de lisibilité. Nous effectuerons le traitement contre le varroa à l’acide oxalique après la miellée.

A1Lors de la session précédente, nous avions ajouté un cadre avec une cellule royale naissante car elle était déjà bourdonneuse.
Il y a beaucoup de mâles et plus d’œuf. L’introduction datant du 11 mai, s’il y avait une nouvelle reine on verrait du couvain mais ce n’est pas le cas.
>La ruche est bourdonneuse.
On introduit une cellule royale de C1.
On introduit un cadre de couvain naissant avec une cellule royale, prélevé sur E1, au centre de cette ruche.
B1On observe des abeilles qui ventilent devant. Les 2 hausses sont vides, les abeilles ne sont plus que sur 6 cadres. Elles ont essaimé.
Elles travaillent entre les cadres. On observe une cellule royale éclose et un cadre de couvain naissant au centre, la reine est donc née. On remarque également une grosse cellule royale. Peut-être qu’elles préparent un essaimage car il n’y a pas assez de place pour pondre à cause des cadres remplis de nourriture.
Nous décalons un cadre de couvain central à l’extérieur. Nous introduisons également un cadre gaufré vide à l’extérieur pour qu’elles ne le remplissent pas de pollen se créant une barrière au centre.
Nous avons 2 options : 
-attendre le retour de la reine fécondée qui tuera alors la nouvelle cellule royale,
-si elle ne revient pas, la cellule royale deviendra reine.
C1Lors de la session précédente, on avait cherché à créer du froid pour couper la fièvre de l’essaimage en introduisant une hausse sans grille à reine.
Il y a du monde dans la hausse sous la grille à reine, et de belles cellules royales au milieu sur deux cadres. Il s’agit certainement d’un remérage car elles ont dû essaimer.
Le corps comprend beaucoup de couvain de mâles et pas de couvain naissant, il n’y a donc plus de reine mais une belle cellule royale de plus de 8 jours.
On laisse donc 2 cellules royales dans le corps et on enlève les autres. On prélève un cadre avec des cellules royales pour A1. On place le couvain de mâles à l’extérieur. On place un cadre gaufré au centre. On remet la hausse en y laissant les 4 plus belles cellules royales.
>>Élevage dans 20 jours.
D1C’est une ruchette d’un essaim créé au printemps. C’est une jeune reine de 2019.
On observe du beau couvain serré, elle a donc bien démarré. On l’enruche. 
Nous avons vu la reine qui est énorme et cuivrée avec un œuf prêt à être déposé.
On renforce la ruche en ouvrières avec un cadre de couvain naissant contenant une cellule royale au centre, prélevé sur E1.
E1Lors de la session précédente, nous l’avions enruchée et renforcée de cadres de couvain.
Elle est très populeuse et laisse espérer une miellée cette année. Il faut vérifier tous les cadres et enlever du couvain pour la décongestionner.
Nous décalons les cadres vides de l’extérieur vers le centre. Nous laissons un cadre de pollen à l’extérieur. Nous prélevons un cadre de couvain naissant avec une cellule royale pour A1 et un autre pour D1.
Nous ajoutons une hausse avec une grille à reine.
F1Enruchage le 11 mai avec des cadres à construire.
On observe plus de 6 cadres de couvain dont du couvain désoperculé. Il y en a trop, on risque l’essaimage. Il faut donc la décongestionner.
On prélève un cadre de couvain pour H1 et on place des cadres vides à la place.
On ajoute une grille à reine et une hausse.
G1
Dadant
Cette ruche comprend 2 hausses séparées par une grille à reine.
La hausse du haut est vide et celle du bas contient une cellule royale avec un œuf dedans. Elle a dû essaimer mais bien gérer cela. La présence d’une cellule royale nous indique qu’il faut les occuper et faire du vide. Elle est pleine de miel. Dans le corps, du couvain vient de naître, il y a donc une nouvelle reine.
Les cadres de miel operculés sont décalés vers l’extérieur. On échange les hausses pour mettre le miel en haut. On place des cadres à construire dans la hausse du bas. On enlève le fond de ruche pour aérer.
H1Il s’agissait d’une reine de 2017. Lors de la session précédente, nous avions cassé des cellules royales et ajouté deux hausses séparées par une grille à reine. 
La piste d’envol n’est occupée que d’un côté, les 2 hausses sont vides et les abeilles sont concentrées sur un seul côté du corps de la ruche. Une cellule royale est née mais il n’y a pas d’œuf. Il doit y avoir une reine non fécondée. Il faut attendre quelques jours pour le vérifier.
Nous renforçons cette ruche avec des abeilles naissantes et des larves de 3 jours prélevées sur F1 ainsi, s’il n’y a pas de reine, elles en élèveront une.
I1Cette ruche comprend une hausse avec une grille à reine.
La reine est vieille car le couvain est clairsemé. On compte quasiment 10 cadres de couvain !
On ajoute une hausse à construire pour augmenter le volume et pour donner de la place pour la ponte. Puis au-dessus, on remet la hausse avec grille à reine.
On enlève le fond de ruche.
J1C’est le fruit d’un essaimage artificiel.
La population est forte. Il y a du miel, elle n’a donc pas essaimé.
On vérifie s’il y a des cellules royales dans le corps. On observe un beau couvain serré, c’est donc une jeune reine. On place les cadres de couvain pleins à l’extérieur. On ajoute une hausse à construire et une deuxième avec une grille à reine.
K1C’est une reine de 2017.
On la réorganise en plaçant les cadres de nourriture à l’extérieur ainsi que les mâles. On prélève un cadre de couvain mixte (ouvrières et mâles) pour N1.
On ajoute une hausse avec une grille à reine.
Le miel présent à l’extérieur est placé au centre du corps car elles peuvent et vont le déplacer dans la hausse (on fait cela car les cadres ne font pas la même taille dans le corps et dans la hausse).
On enlève le fond de ruche.
L1Lors de la dernière session, nous avions fait une division du corps et ajouté une hausse avec une grille à reine.
Elles produisent du miel, elles n’ont donc pas essaimé.
Il y a du miel operculé à l’extérieur, 7 cadres de couvain serré (jeune reine) et elle est populeuse.
La hausse contient des cadres en cour de construction.
On prélève un cadre de couvain naissant et quelques jeunes abeilles pour N1.
M1C’est une vielle reine.
On réorganise en déplaçant les cadres vides de l’extérieur au centre.
La masse d’abeilles pourra servir à renforcer une ruche avec une jeune reine en fin de saison.
N1Il s’agit de la ruchette comprenant un cadre papillon, deux cadres d’abeilles et une partition.
On a vu la jeune reine ! Elle a été fécondée récemment mais ne pond pas encore car elle manque d’ouvrières.
On enlève le cadre papillon et on la renforce avec des cadres prélevés sur L1 (couvain naissant et quelques jeunes abeilles) et K1 (couvain mixte : ouvrières et mâles).
Sa nouvelle composition est donc de 4 cadres et une partition.
O1On l’avait enruchée lors de la dernière session.
Il y a des œufs et une belle cellule royale au milieu, les abeilles ont donc décidé de changer la reine qui a l’air d’avoir mal été fécondée. 
On observe un cadre de pollen au milieu. Il a surement bloqué le passage des abeilles créant la sensation de manquer de place et donc l’envie d’essaimer. On le décale à l’extérieur.
P1Il s’agit d’une ruchette. Le 26 avril, nous avions vu la reine.
Il n’y a pas de couvain mais Xavier a vu une cellule royale déchiquetée et il y a du monde.
On lui laisse une chance et on décide de la suite lors de la prochaine session.
Q1C’est un essaim naturel que l’on a enruché.
Le deuxième cadre extérieur est vide, il y a peu de pollen.
On déplace les cadres vides de l’extérieur vers le centre, on ajoute une hausse avec une grille à reine.






samedi 1 juin 2019

Presque l'été !

9:30 samedi
Rendez-vous au rucher après 15 jours sans visite. (Séance de samedi dernier annulé à cause du mauvais temps.) Les abeilles s'activent devant les ruches, rentrant du pollen. Depuis plusieurs jours, ENFIN il fait beau et chaud après la dernière quinzaine de mai pluvieuse et froide. Visite de chaque ruche/ruchette pour verifier la présence de ponte fraiche. Malheureusement plusieurs colonies ont essaimé, et sont devenues bourdonneuses. Il faut enlever les hausses qui n'ont pas été pas bâties et redistribuer certains cadres.