dimanche 12 mai 2019

8e visite du printemps (11 mai)

















Samedi matin au rucher 
(Photo-reportage de Dena Sardet. Cliquer sur une photo pour l'agrandir)

13 personnes sont au rendez-vous pour ouvrir les ruches et voir l'évolution des colonies. Depuis une semaine la météo nous joue un tour avec des nuits froides, des averses, et de grands écarts de température - de quoi freiner les activités des butineuses. Xavier avait prévu un gros travail ce matin : 
⇴"enrucher" les ruchettes, mais aussi 2 "nucs" qu'il avait gardé chez lui 
"décongestionner" les ruches trop populeuses
  




Ce matin les butineuses sont bien au travail, rentrant au rucher avec du pollen orange -- des fleurs de ciste? 











Plusieurs ruchettes qui avaient accueillies des essaims doivent être "enruchées"= transférées en ruches.



Beau couvain très dense et régulier est témoin de la presence d'une jeune reine.   
Les cadres de la ruchette avec couvain sont transférés dans une ruche vide, 
avec des cadres non-bâtis aux rives.










Une 2e ruchette à enrucher






Un à un, les cadres sont transférés dans un corps de ruche vide. Dans le déménagement, on essaie de respecter l'ordre des cadres = Couvain dense vers le centre, stockage de pollen et miel vers le rives.








Xavier a rapporté 2 "nucs" contenant chacun un ou 2 cadre-papillons. L'objectif est de les transférer en ruchettes et ainsi créer de nouvelles colonies. 
                            





Xavier enlève les couvertures + nourrisseurs du 1er "nuc" et déplie le cadre-papillon. Le couvain est sain et propice à démarrer une nouvelle colonie.                










Le cadre-papillon (déplié) est placé au milieu 
d'une ruchette vide, après quoi on rajoute 
un cadre non-bâti, un cloison isolant, et
aussi 2 cadres avec beau couvain (prélèves 
de ruches très populeuses). A chaque fois, Xavier secoue très fort le cadre de couvain au-dessus de la ruche d'origine pour vider les abeilles, et ainsi ne garder que le couvain fermé pour renforcer la nouvelle colonie dans la ruchette.








 Un 2e nuc est ouvert, mais il s'avère bourdonneux = beaucoup de cupules de mâle et point de couvain.
Ce cadre-papillon n'a pas marché.


Une louche (merci à Nicole!) nous permet de regarder de près les varroa accrochés aux larves de mâles. Ce sont les petits points brun...




A cause de la pluie et du froid de la semaine passée, le corps de ruche que nous avions rajouté en guise de hausse s'avérait "de trop". On fait marche arrière en transférant dans une ruchette vide les quelques cadres de couvain (y compris un cadre avec une cellule royale bien développée) pour démarrer une nouvelle colonie.

  








Dans chaque ruche, il faut énlèver plusieurs cellules royales -- pour empêcher un éventuel essaimage. 
Pourquoi tant de cellules royales? 
                                    










Beau couvain, quelques cupules de mâles 





Stockage du pollen

jeudi 9 mai 2019

7e visite du printemps (4 mai)



samedi 4 mai: 
Les objectifs de cette visite étaient semblables à ceux de la semaine dernière:
Vérifier la présence d'une reine dans chaque ruche. Observer l'évolution des couvains. Hôter toutes les cellules royales pour empêcher l'essaimage. Xavier a ramené les ruchettes (avec essaims) qui avaient séjourné chez lui pendant ce dernier mois. 

Xavier nous a envoyé un lien pour construire un piège très sélectif contre les frelons asiatiques. Cette vidéo montre en détail comment fabriquer un tel piège avec des bouteilles en plastique:
https://m.youtube.com/watch?v=15B9VCKg-qs

Aussi recommendé par Xavier :
un nouveau traitement anti-varroa, BIO!
C’est une innovation qui nous vient tout droit d’Argentine : la lanière d’acide oxalique. Commercialisée par la société Apicola Pampero, ses avantages sont multiples : simplicité d’utilisation, peu d’incidence sur la colonie, et le tout utilisable en apiculture biologique. Divers tests ont été réalisés en France par les ADA. L’ITSAP a compilé ces résultats et affirme que l’efficacité du traitement est comparable à celle de l’ApilifeVar, voir légèrement supérieure (compte rendu 2016).
Le principe
Ce traitement est composé d’acide oxalique, qui se diffuse lentement dans la colonie. C’est un mode d’application simple, et qui semble très efficace en Amérique du sud (efficacité annoncée de 95 à 100%). Les chiffres en France sont un peu moins encourageants, mais restent très bons pour un traitement en apiculture biologique.
Si ce traitement n’est pas suffisant, le peu d’incidence qu’il a sur les colonies lui donne un avantage non négligeable. Avec un traitement hivernal complémentaire, il peut être intéressant pour gérer le varroa. Surtout, il est simple d’utilisation : on pose les lanières durant 42 jours, puis on les retire. Certains apiculteurs argentins utilisent ce traitement trois fois de suite sur les colonies trop infestées.
L’histoire de ce traitement est particulière : ce sont des apiculteurs qui l’ont entièrement mis au point, après avoir testé artisanalement le produit. C’est via leur groupement technique (Cooperativa Argentina Pampero), et avec une aide publique, qu’ils ont ensuite fait produire le traitement par un laboratoire. Des démarches sont en cours afin d’obtenir une AMM européenne.
http://www.cari.be/medias/abcie_articles/173_varroa.pdf
Recette: pour 1 ruche
4 lanières par ruche
10g d’acide oxalique en poudre pour 20g de glycerine 
Porter à ébullition la glycerine jusqu’à 60/70° pour diluer les cristaux d’acide oxalique. Après avoir laissé reposer la dilution 24h, tremper pendant 24h des lanières découpées en carton. (Le carton doit être de la densité 920g/m2.)  Mettre dans une pochette hermétique pour conserver les lanières jusqu'à l'utilisation. 
Prêt à l’emploi!

Belle photo de couvain prise par Guillaume Dalban 
au rucher MAIA

jeudi 2 mai 2019

Frelon asiatique, conférence

Jeudi à 16h, à La Coupole  
Quinze personnes étaient présentes pour la conférence sur le frelon asiatique  (Vespa velutina). Malgré l'annulation au dernier moment de notre invité de marque M. Bertrand Buttelli, responsable départemental du section de développement rural, nous avons décidé de maintenir l'événement, et c'était une réussite! 

Françoise Dalban nous a fait une presentation très intéressante et bien documentée qui a stimulé une discussion animée.  L'après-midi s'est terminé autour d'un apéritif de l'amitié très convivial. 






samedi 27 avril 2019

Belle matinée au rucher

Après plusieurs jours de pluie intense, ce samedi matin ensoleillé est idéal pour la 6e visite du printemps. Nous constatons que le mauvais temps a freiné l'essor des colonies. Les abeilles n'ont pas pu sortir pour butiner, donc toutes leurs activités ont été freinées:  production de cire, construction d'alvéoles, ponte d'oeufs, etc.) Par contre elles ont construit beaucoup de nouvelles cellules royales (préparation d'essaimage ?)... 

Nos travaux du jour: 
- Transférer les cadres d'une ruchette (plein de couvain) dans un corps de ruche neuf 
- Vérifier dans chaque colonie la présence de ponte fraiche et d'une reine. 
- Enlever les cellules royales construites depuis notre dernière visite
Dans certaines ruches, déplacer des cadres non-bâtis vers le milieu où en rajouter si besoin
-Nourrir les colonies les plus faibles  
(photo-reportage de Dena Sardet. Cliquer sur une photo pour l'agrandir.)




Les cadres de cette ruchette 
sont pleins de couvain  
Corps de ruche vide (sauf pour 2 cadres non-bâtis) 
Xavier déménage les cadres de couvain
dans la nouvelle ruche


Joli couvain operculé 


Cadre avec couvain + pollen + miel stocké
On pose un cadre non-bâti vers le milieu =
 plus d'espace pour la ponte
La grille à reines est mise en place pour
empêcher la reine de monter dans la hausse


Voici la reine! Xavier est imbattable pour trouver
 les reines. Pas besoin de marquage.
Ici aussi, on pose un cadre non-bâti 
vers le milieu
2 cellules royales en forme de cacahuète
Cellule royale déchirée: on voit la larve (une reine!)
 et sa nourriture = la gelée royale

Il faut enlever les cellules royales
pour éviter l'essaimage 


Du sirop aussi pour cette colonie. N'oubliez pas
de placer des brindilles dans le nourrisseur
 pour empêcher la noyade des abeilles!
Sirop Butiforce 70/30 pour booster cette
ruchette qui va rester sur place